un profil multi-casquettes dont la cohérence converge vers l'amour des mots, des autres, de la joie et de la vie, envers et malgré tout. Ici Maintenant et pour demain qui ne sera pas comme hier, avec des textes parutions irrégulière, selon humeur, humour et envie. vous pouvez aussi me retrouver sur mno.org, le multimédia de Strasbourg Meinau qui relie les citoyen.nes d'ici et d'ailleurs.
en 2020, deux mille et 20 années, il y a une première planétaire:
LE PRINTEMPS DU cORONAVIRUS
du quoi ?
le COROD-19, un cousin du SRAS, d’Ebola ou autre virus qui nous pourrit la vie à nous humains. Il parait qu’il viendrait de la chauve souris, qu’un énergumène corod-19 plus téméraire qu’un autre a décidé d’essayer l’espèce humaine, et depuis, on leur à plu à ces virus de type Corod-19! Ils dansent une sarabande frénétique tout autour de nos individualités. Ils aiment plus que tout nous embrasser jusqu’au fond de nos poumons, tellement que quelque uns d’entre nous en oublient de respirer comme Chloé dans l’Ecume des Jours, le merveilleux roman de Boris Vian.
What do you want to do ?
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Ah bon, il pourrit la vie quelque un.es ? Dommage, mais bon il y a plus de 300 virus et ..c’est la vie
Ah mais non, celui là est un virus EXCEPTIONNEL, un virus à PANDEMIE: sans kérosène, sans TGV, sans aucune des technologies de pointe qui permettent à nos sociétés et à nous autres de fonctionner, se déplacer, travailler, échanger, il s’est répandu sur la terre entière, grâce et à travers nous, chacun.e chacun d’entre nous:
Nous sommes en trois mois devenus son écosystème favori et en l’abritant, il nous parasite, un peu comme ce microbiote dont on nous dit qu’il est sans danger dans nos intestins, tant que nous menons une vie équilibrée, lui et nous.
Ah mais COROD-19 n’est pas seulement un parasite viral , c’est aussi un parasite farceur qui adore voyager, se déplacer, expérimenter d’autres hôtes, bref nous colonis. , Maintenant que nous sommes aussi nombreux su terre que les chauves souris, il a le choix !!! Et il nous a bien ciblé , nous la grande famille de l’espèce humaine, homo sapeins sapiens à moins que cela ne soit homo oeconomicus parasitus…
Vibrionnant d’affection pour les ressources de notre bonne vieille terre , nous la sillonnons nous la creusons, nous l’exploitons atout crin. COROD -19 nous a peut être bien observé ? Niché au creux de nos poumons, il circule avec nous, profite de nos minuscules postillons pour voyoger d’un individu à l’autre, sans distinction de culture, de sexe, d’age, de race, religion, classe etc…..
COROD-19 pratique l’universalité dans la diversité.
En effet, sur 100 personnes humaines qu’il a choisi comme hôtes, 80 à 90 n’ont aucune idée de sa présence, à ce parasite aussi minuscule qu’invisible hors microscope électronique et badigeonnage coloré. Et surtout n’ont aucune conscience de l’abriter au plus profond de leur corps palpitant de vie. Les autres peuvent en souffrir, de sa présence… un jour, proche ou lointain.
Mais qui ? Angoisse de l’incertitude, Affres de l’indétermination, peur de tomber malade, Panique à bord du paquebot monde humain.Pas de vaccin, pas assez de respirateurs pour les malades, COROD 19 a pris de vitesse les lourdes technostructures matérialo-machistes hospitalières, usinières et financières.
HOMO sapiens EMOTIONENS a peur. PEUR. PEUR Paralysie générale. CONFINEMENT CONFINEMENT CONFINEMENT
L’été des canicules. 39°-40° a fait fondre la capacité d’écrire de votre conteuse préférée comme celle des composants électroniques de son vieil ordinateur familial.
Alors n’en parlons plus. Redde m’r nimme devon, comme disait Germain Muller en 1951 dan son cabaret le Barabli à propos de la « 2GM », la vraie der des der, ?
En effet n’en parlons plus, agissons! Hier 5000 personnes dans les rues de Strasbourg : Marche pour le climat, tous âges, tous genres, les femmes en nombre, merci Greta, ensemble avec les gilets Jaunes, avec la CGT (hé oui, çà évolue), toujours contre le GCO, qui n’en finit pas d’asphyxier les efforts pour mieux respirer en Alsace, et malgré les déconvenues agissons . Les 5000 personnes présentes en représentaient bien d’autres, comme votre conteuse qui n’avai pas assez de mains à lever pour représenter ces lycéennes de Marie Curie en charge d’uan autre devoir de mémoire à Koenigshoffen.
Avec Germaine de Kolbsheim, déjà là en 2018 toujours en 2019
Avec les pieds, avec les mains, avec la voix, avec la plume des clavistes poètes et résistant.es, comme cette famille pédaleuse dans sa calèche à baldaquin orné de slogans « Climat, Social, même combat »
Avec la tendresse têtue de celles qui n’ont pas de nom, pas de poids dans l’histoire,mais qui marchent, marchent
Et renouent les fils et les fils de nos histoires. Des histoires qui feront l’Histoire tout comme le poète Paul Eluard, énumérant en 1942, obstiné, alors que tout semblait perdu, tous les endroits, où tracer » J’écris ton nom, Liberté »
LIBERTE, j’écris ton nom , repris par un.e anonyme en 1974 lors de la 2eme marche du Larzac contre l’extension du camp militaire et pour une agriculture respectueuse de la nature:
« LIBERTE de crier jusqu’aux frontières de l’indécence
LIBERTE de dire que la blessure est ouverte
LIBERTE d’aimer tous les sons à cymbales
qui réveillent les majorités endormies
sur une planète qui brûle pour nous
mais tournera impavide, sans nous
autour du soleil en compagnie de la lune
Alors, du coeur, et du coeur, poursuivre l’ouvrage,, avec , entre autres,
un 1er RDV d’automne à Strasbourg : rentrée des Associations, parc de la Citadelle.
dimanche 29 septembre à 17h30, sur scène, Françoise, Marianne, et Yves, vont présenter un échantillon de leurs textes qui parlent …d’amour
L’été, caniculaire, Strasbourg respira mal. Ailleurs ce fut, c’est encore bien pire, en Afrique, au Bangla Desh. Notre terre a la fièvre. Unser Landl äu !!!
L’automne, les marches pour sensibiliser au réchauffement climatique croisent les ronds-points des Gilets Jaunes, les luttes pour les fins de mois rencontrent celles pour une planète où les humains puissent vivre ENCORE.
Cet hiver 18/19 est doux,humide. Il n’y a plus de neige à Noel. Une fusillade stupide et meurtrière a éclaboussé les lumières du grand sapin de la place Kleber.
Requiem pour une année de fin d’un monde, je vais, tu vas, nous allons vers 2019 pour fabriquer un nouveau récit , en remplacement de
Ce dimanche çà sent l’été les vacances, après une semaine et des mois où les sons de la rue se sont fait entendre avec plus ou moins de force, à Strasbourg et Ailleurs.
La rue était à la fête ce jeudi 21 juin, avec la musique sur les places, dans les rues du centre, sons bariolés, sons classiques, ethniques, du monde, rock, groove, métal, baroque et même transfrontaliers, sons de bières et de Battles de DJ,
Oublier le temps d’un soir d’autres sons de la rue, d’autres passants, pas si badauds que çà.
Je pense aux sons ténus des SDF, ceux qui assoient leur fatigue d’espoir devant les magasins,nous laissant juge de mettre ou non une pièce dans leur chapeau mou ou ex-boîte à sardines rouillée la pièce qui leur mettre un bout de nourriture dans la bouche.
Je pense surtout aux ombres discrètes qui trainent leur valises en s’excusant du bruit de leur roulette, ou glissent, sac au dos surmonté d’un sac de couchage roulé, le long des murs et des vitrines, vers des placettes oubliées, sous des frondaisons discrètes, vers des ruelles et des sentiers pavés dont les abords cacheront leur nuit à la belle, au bord des allées du Heyritz, là où les notes de musique meurent dans les feuilles vertes.
La RUE, celle qu’ont pris au joli mois de mai précédant, des étudiant.es, des travailleur.es, des citoyenn.es, manifestant contre les lois de félonie libérale qui cassent les services publics, livrent la SNCF à la spéculation libérale, l’université à la sélection et reduisent les conseiller.es d’orientation scolaire et professionnelle à n’être que des machines à nourrir des algorithmes de placement , de classement, d’élimination sans foi ni loi ni toit !!!
La rue,Je me souviens de celle que chantait dans les années 60, la Sheila légère du temps des copains et de mademoiselle Age tendre :
« Donne moi la main et prends la mienne, la RUE est à Nous, Que la joie vienne, la rue est à nous
La Rue, dont cette année 2018, les chantres mémoriels vous assènent les hauts faits de notre génération. Celle qui a pris la rue, en a enlévé les pavés, pour y trouver le sable, la plage, et ré-inventé la vie. Enfin essayé, et plutôt réussi dans la culture :
théatre de rue, tréteaux d’Alsace, le Bulican Rosineur, le street art, le jogging urbain, on the road again..
Et jeté des ponts, vers les Jenishs du Neuhof, les sans logis, les rapatriés d’Algérie, les réfugiés politiques du Chili, du Pérou, de Grèce, d’Afrique et d’Asie, et j’en oublie, Strasbourg ville ouverte alors comme aujourd’hui, à celles et ceux fuyant des régimes dictatoriaux. Nous avons participé à la contructions de nouveaux quartiers, sur les jardins-vergers, de la Meinau, sur les champs de maïs des Poteries, avec les habitant.es.
Et puis les temps ont changé.
Dans ces rues aujourd’hui, les arbres ont poussé mais la rue n’est plus qu’aux hommes, les filles se voilent et rasent les murs, marcher vite, se donner un air pressé,
La rue n’est plus aux copains-copines comme le chantait Sheila, sauf quelques autorisations, comme celle de la fête de la musique, la fête de voisins
La rue s’est bardée de dangers, de peurs, une peur irrationnelle depuis les attentats de 2015, qui retrace les contours des rues : les bornes montent dans les zones piétonnes, les grillages poussent le long des parcs, les blocs de béton délimitent les carrefours.
La rue appartient aux agents de sécurité, aux militaires en treillis, ces jeunes patrouilleuses et patrouilleuses, ( le féminisme et la mixité ont passé dans l’Armée) , qui sous leur uniforme sont missionnés par l’ETat et les citoyens.es de traquer un invisible ennemi,ici, à Strasbourg. La Rue, en état de guerre permanent, comme en Syrie ?
Cette Syrie, d’où nous arrivent des réfugié.es, qui faute de logis se tiennent dans les rues
Cette semaine aussi le mercredi 20 juin a été lancée pour la 3ème fois, la Journée Mondiale des Réfugié.es pour
accueillir, faire respecter les droits fondamentaux et accompagner dans leur demande d’asile les personnes réfugiées.
Parce la rue, c’est le lieu où s’exprime le vivre ensemble, l’espace public où les gens se rencontrent, se parlent, chantent, manifestent, protestent, réclament leurs droits, dont, comme dit la Cimade,
Le droit d’asile est le dernier des droits, quand tous les autres ont été bafoués !
Et dont je dirais, en rebelle assumée, que c’est le premier de la solidarité humaine, celui qui permet les autres, liberté, égalité, adelphité
Quitte à descendre dans la rue pour le faire respecter et user de nos principes démocratiques.
Texte lu sur Radio Bienvenue Strasbourg, dans l’émission du conseil des Résident.es Etranger.es C.R.E., » De Strasbourg et d’ailleurs » le dimanche 26 juin 2018 (RBS 91.9 )
En toutes les langues, et même en français, matiné d’alsacien ,
Frôhliches Neie Johr !!!
Un récit et un conte à écouter pour commencer 2018
Il était une fois, fin 1917 , il y a 100 ans, Katell une jeune fille paysanne du village imaginaire de Rickelheim.
Elle a18 ans. Elle travaille chez l’industriel allemand qui a installé dans le Reichsland Elsass-Löthringen du Kaiser Wilhelm, une fabrique de cigares…
Depuis cette année, Marianne participe aux actions du Conseil, avec ses contributions littéraires, culturelles et citoyennes. Le conte « Quand Katell rencontre un Tirailleur africain » en est un exemple.
Octobre 2017
Semaines de l’égalité Strasbourg
Octobre 2017 avec la commission culturelle du Conseil des Résidents Etrangers (C.R.E.)
Le C.R.E. a participé au Semaines de l’égalité de de luttes contre les discriminations, avec une exposition de photos et de recueils d’interviews d’ancien soldats de la seconde guerre mondiale, des tirailleurs africains. Les photos, en très beau tirage argentique, de Hervé de Willancourt, ont été exposées aux centres socioculturels de Cronenbourg et de la Robertsau. Une photo en particulier a été remarquée par Marianne, car elle fait écho à un récit recueilli auprès de Katell, une Alsacienne alors jeune villageoise à l’époque de la 1ere guerre mondiale.
Katell a fait en 1918 une rencontre extraordinaire, à cause de la guerre, rencontre gravée dans sa mémoire jusqu’à un âge avancé. 25 ans plus tard, en 1945, un fait similaire est arrivé au soldat tirailleur malien lorsqu’il arriva avec son bataillon à Karlsruhe, en Rhénanie. Fait qui a marqué la mémoire de l’ancien soldat. comme si à plusieurs décennies d’intervalle, deux mémoires se rejoignaient dans cette expérience humaine de découverte de l’altérité et des préjugés.
Marianne a travaillé l’anecdote de Katell recueillie auprès de Katell, faisant de cette histoire vraie recueillie auprès d’une femme alors âgée de 90 ans un récit, un conte historique. Elle l’a racontée à des enfants, et à des adultes, en différentes adaptations en octobre , sous la photo de Mamadou. Pour que vivent ces mémoires de gens ordinaires à qui il est arrivé une expérience qui a marqué, quelque part, leur être.
Novembre 2017
Les contes de Katell peuvent être lus et écoutés dans les chroniques de Rickelheim